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Gentec investit 1,3 M$ pour poursuivre sa croissance

François Giroux, président de Gentec
Photo courtoisie François Giroux, président de Gentec

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Gentec se donne les moyens de ses ambitions. L’entreprise de Québec injecte 1,3 million $ pour acquérir une deuxième chaîne de montage de haute précision pour les circuits imprimés, utilisés dans des secteurs comme le médical, les transports durables, la sécurité ou la gestion d’énergie électrique. 

«Nos nouvelles installations vont nous permettre de soutenir la fabrication de produits en sous-traitance pour plusieurs entreprises de la région de Québec et de l’extérieur. Il y a une forte demande dans le secteur de la microélectronique. C’est un domaine en effervescence», explique au Journal le président de Gentec, François Giroux. 

L’annonce des nouvelles installations a eu lieu mardi dans les locaux de la compagnie spécialisée dans le domaine de l'électronique de haute puissance et en gestion de l'énergie électrique. Elle commercialise notamment des produits sur mesure. 

Pour soutenir ce projet, qui entraînera la création entre cinq et dix emplois, Ottawa a accordé une aide financière de 500 000 $. 

Comme quoi Gentec a le vent dans les voiles depuis quelques années, l’entreprise fondée il y a 60 ans a conclu en 2018 une entente de 75 millions $ sur 15 ans avec Hydro-Québec. Il s’agissait du plus important contrat dans l’histoire de la compagnie. 

Dans le cadre de cette entente, Gentec fournit des équipements électroniques intelligents à la société d’État afin d’assurer la fiabilité du réseau provincial. 

Prototypes 

L’entreprise, qui compte aujourd’hui 130 travailleurs dans la capitale, brasse également des affaires du côté des États-Unis depuis plusieurs années. Un pays où elle souhaite maintenant prendre davantage d’expansion avec ses différents outils visant à assurer la sécurité des systèmes dans le domaine de la puissance électrique. 

D’ailleurs, de nouveaux systèmes de protection ont récemment été installés au pays de l’Oncle Sam en partenariat avec Tennessee Valley Authority et National Grid. Il s’agit de prototype. 

«Ces deux entités vont utiliser l’un de nos systèmes de protection avec un logiciel dont on vient de déposer le brevet. Cela sert à la protection des bancs de condensateur sur les grands réseaux électriques», note le président. «C’est un projet qui a beaucoup de potentiel. À terme, cela pourrait représenter des revenus de quelques millions de dollars par année pour nous. Le prix par unité oscille entre 10 000 $ et 20 000 $. Chaque projet comprend toutefois plusieurs unités», conclut-il.