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Un autre vétéran pour épauler Carey Price

Le Canadien fait l’embauche de Keith Kinkaid

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 Trois postes apparaissaient sur la liste d’épicerie de Marc Bergevin au moment de se présenter au marché des joueurs autonomes : un marqueur, un défenseur gaucher et un gardien auxiliaire. À peine l’ouverture de l’encan était officielle que le directeur général du Canadien cochait un premier élément en faisant l’acquisition de Keith Kinkaid. 

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 Âgé de 29 ans, le gardien s’est entendu avec le Tricolore sur les modalités d’une entente de 1,75 M$ pour la prochaine campagne.  

 « Je suis excité à l’idée de me joindre au Canadien. C’est une équipe jeune et affamée. Montréal est une ville de hockey. Il y a toujours beaucoup d’ambiance lorsqu’on joue là. La cabane est toujours pleine », a lancé le nouveau venu dans le cadre d’une conférence téléphonique. 

 Kinkaid est habitué aux lourdes charges de travail. À chacune des deux dernières campagnes, l’Américain a disputé 41 matchs dans l’uniforme des Devils du New Jersey. Il y a deux ans, alors que Cory Schneider était sur la touche, il avait aidé les Devils à se faufiler par la porte arrière en séries éliminatoires. Il avait alors maintenu un dossier de 26-10-3, un taux d’efficacité de ,913 et une moyenne de buts alloués de 2,77. 

 Prêt à rebondir 

 L’hiver dernier ne s’est pas aussi bien déroulé. Il a affiché un dossier perdant de 15-18-6, une moyenne de buts alloués de 3,36 et un taux d’efficacité de ,891. 

 « J’ai le sentiment que Montréal est un bon endroit pour rebondir. J’aurai la chance de travailler avec un excellent gardien de but. Quand tu travailles avec Carey Price, tu ne peux pas te plaindre », a soutenu l’Américain. 

 Échangé aux Blue Jackets à l’approche de la date limite des transactions, Kinkaid a tenu le rôle de troisième violon derrière Sergei Bobrovsky et Joonas Korpisalo. Pendant près de deux mois, il a dû se contenter de séances d’entraînement. 

 « Ce n’était pas une situation idéale. J’ai tout de même pu travailler avec Manny Legace (l’entraîneur des gardiens des Blue Jackets). Ça me permettait de rester en forme au cas où on aurait eu besoin de mes services. J’ai également pu apprendre tous les jours », a assuré le gaillard de 6’ 3’’. 

 Un classique du 1er juillet 

 L’embauche de Kinkaid confirme que Bergevin n’avait pas une entière confiance aux jeunes gardiens de son organisation. À quelques heures du repêchage, il avait soutenu que Lindgren avait « parfois montré qu’il peut être un bon auxiliaire ». 

 Cela dit, en embauchant Kinkaid pour un an, cela laisse le champ libre à Cayden Primeau qui pourra s’amener avec le grand club, l’an prochain, si sa progression suit son cours. 

 Évidemment, le directeur général du Canadien ne voulait pas revivre le même cauchemar que l’an dernier. Les difficultés d’Antti Niemi devant le filet, lorsqu’appelé à donner une soirée de congé à Carey Price, ont largement contribué à l’exclusion du Tricolore du tournoi printanier. 

 D’ailleurs, la signature de Kinkaid s’inscrit dans une philosophie qui semble récurrente. Il est devenu le quatrième gardien autonome à s’entendre avec le Tricolore, le 1er juillet, depuis 2010. Il a été précédé d’Alex Auld (2010), de Petr Budaj (2011) et d’Al Montoya (2016).