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Les fourbes...

Québec solidaire a rompu son contrat moral avec les électeurs

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Photo d'archives Simon Clark

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Lors de la dernière campagne électorale, Québec solidaire a défendu le « compromis » Bouchard-Taylor.   

C’est donc à dire que lorsque les candidats de ce parti ont fait campagne il y a quelques mois de cela, ils défendaient une position qui admettait que l’on puisse interdire le port de signes religieux à certains employés de l’État.  

Et c’est précisément ce que s’est fait dire Sol Zanetti par le ministre Jolin-Barrette quand le député de Québec solidaire a voulu faire de l’esprit en commission parlementaire en attaquant la légitimité démocratique de la CAQ, cette « majorité ».   

Le ministre a rappelé le « contrat moral » que le député de Jean-Lesage Sol Zanetti avait pris avec ses électeurs en octobre dernier... « Votre parti défendait une position qui admettait que l’on interdise le port de signes religieux !»  

Le malaise  

Voilà l’énorme contradiction devant laquelle se trouvent les députés de ce parti aujourd’hui. La « gauche » aime bien faire la morale, se poser en grande défenderesse de l’opprimée, des minorités attaquées, de la vertu.   

Dans les faits, ce parti a rompu son contrat moral avec les électeurs. Et ça, dès ses premiers pas à l’Assemblée nationale.   

Les députés qsistes venaient à peine d’être assermentés, fin octobre 2018, que déjà, on sentait un malaise en ce qui a trait à la laïcité. Manifestement, certaines s’étaient présentées devant les électeurs en sachant qu’une fois l’élection passée, on se débarrasserait du gênant appui à Bouchard-Taylor.  

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Photo d'archives Simon Clark

À la suite de son assermentation, Sol Zanetti a été questionné sur ce malaise déjà apparent. On lui a demandé s’il était à l’aise avec le fait qu’on interdise à une future policière de porter le voile. Pow! Comme ça, dès ses premiers pas à titre de député.   

Sa réponse est lourde de sens , surtout à la lumière des débats que nous avons menés ces dernières semaines :   

« Je me range derrière le compromis (Bouchard-Taylor), a-t-il déclaré. Mon point de vue personnel là-dessus n’est pas important. Je trouve qu’il serait vraiment antidémocratique que des gens se fassent élire sur un programme politique et qu’après, ils fassent le contraire. »  

Encore une fois, le philosophe est lumineux de cohérence... et de contradiction!   

La grande supercherie  

Québec solidaire s’est fait élire « sur un programme politique » qui admettait sans gène que l’on puisse interdire à certains employés de l’État le port de signes religieux .   

Voilà la réalité.   

Le malaise concernant la laïcité dans le parti de gauche existait bien avant que le programme électoral soit écrit; il était bien présent au sein du parti avant que les troupes ne se lancent en campagne électorale.   

Mais on a sciemment décidé de repousser ce débat à APRÈS les élections pour ne pas nuire aux chances de certains candidats d’être élus. Dans des comtés francophones notamment.  

Aussi pour éviter que le parti avec-pas-de-chef ne soit obligé de foutre dans les pattes de sa co-porte-parole la défense de la position que Québec solidaire a adoptée APRÈS les élections.  

Imaginons Manon Massé lors des débats des chefs en d’associer à l’intolérance la moindre avancée sur la laïcité ou encore que « les murs sont laïcs, mais qu’on ne peut interdire à personne, le droit de porter un signe religieux peut importe la fonction ».   

C’est le Parti libéral du Québec qui aurait rué dans les brancards! Aye! Vous êtes en train de chasser sur nos terres idéologiques là!   

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Caricature d'Ygreck

Québec solidaire aurait pu jouir des yeux doux du PM du Canada par exemple! Une position qui aurait plu à Justin Trudeau. Par contre. Cela aurait miné la belle campagne de pub pour l’indépendance... Ça aurait eu l’air un peu fou.   

Quand vous entendrez les lancinants discours moralisateurs des Manon Massé, Gabriel Nadeau-Dubois, Sol Zanetti et autres députés qsiste, rappelez-vous que ces gens-là, en campagne électorale, ils et elles défendaient l’interdiction des signes religieux.   

Leur morale à deux balles ne vaut pas plus que leur contrat moral avec les électeurs.