/sports/football
Navigation

Super Bowl: les Patriots six fois champions!

Les Patriots musèlent les Rams dans un triomphe défensif de 13-3 au Super Bowl LIII

Coup d'oeil sur cet article

 ATLANTA | Deux des meilleures offensives de la NFL s’affrontaient au Super Bowl LIII, mais l’adage qui dit que la défensive remporte des championnats a repris du lustre dans une victoire de 13-3 des Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux dépens des Rams de Los Angeles, à Atlanta. Les Patriots ont ainsi célébré un sixième sacre en 17 ans pour bétonner davantage leur impitoyable dynastie. 

 Les six titres des Patriots leur permettent de rejoindre les Steelers de Pittsburgh à titre d’équipes les plus décorées dans l’ère du Super Bowl. Pour le quart-arrière Tom Brady, qui a complété 21 de ses 35 passes pour des gains de 262 verges, il s’agit aussi d’une sixième bague de champion, ce qui lui procure le record, lui qui était ex aequo avec l’ancien ailier défensif Charles Haley, avec cinq titres. 

 «Quel match! Je suis tellement fier de notre équipe et des partisans. On aurait pu croire qu’on jouait à la maison. Et on va vous revoir, j’imagine qu’on aura un défilé chez nous mardi», a souri Brady après coup. 

 Défensive à l’honneur 

 Les amateurs de bon vieux football défensif ont été servis à souhait avec le plus bas pointage des 53 éditions du match ultime. Les autres? Pas tant! Mais tous les goûts sont dans la nature et après les festivals offensifs qui ont marqué la dernière saison, la défensive a repris son trône. 

 Pour la première fois de l’histoire du Super Bowl, aucun touché n’a été inscrit lors des trois premiers quarts. Après une demie, le pointage de 3-0 en faveur des Patriots s’avérait le deuxième plus bas de l’histoire, après l’avance de 2-0 des Steelers face aux Vikings, au Super Bowl IX. 

 Mis à part le placement de 42 verges de Stephen Gostkowski au deuxième quart, le néant a prévalu. 

  • ÉCOUTEZ l'analyse du 53e Super Bowl par Jean-Charles Lajoie lors son intervention à QUB radio.

 Gronkowski s’affirme 

 Il aura donc fallu patienter pas moins de 53 minutes avant que le ballon pénètre dans la zone des buts, sur une course de deux verges du porteur de ballon des Patriots, Sony Michel, son sixième des séries. 

 Pour en arriver là, les hommes de Bill Belichick ont dû mener à bien leur plus longue séquence offensive de la soirée, sur 69 verges. Et il aura fallu l’apport du vétéran ailier rapproché Rob Gronkowski. Il a capté des passes pour des gains de 18 et 29 verges lors de la série la plus critique de la saison. Son jeu de 29 verges, le plus long de la soirée de part et d’autre, a mené les Patriots à deux verges de la terre promise et permis le touché de Michel. 

 Gronkowski a fini sa soirée de boulot avec 87 verges sur six réceptions. Les Rams n’ont par ailleurs jamais résolu l’énigme Julian Edelman, le combatif receveur arrachant des gains de 141 verges sur 10 attrapés pour mériter le titre de joueur le plus utile de match. 

 Rams inertes 

 Lors des deux premiers quarts, les Rams, qui ont montré la deuxième meilleure offensive de la ligue cette saison, ont été limités à deux maigres premiers jeux et 57 verges, une triste pitance. 

 Le porteur étoile Todd Gurley aurait aussi bien pu être la cible d’avis de recherche à Atlanta tellement il n’a pas été utilisé, touchant au ballon seulement deux fois en première demie et 10 fois au total. 

 Interception fatale 

 Malgré leur inertie offensive, les Rams, qui tiraient de l’arrière 10-3 dans les dernières minutes, se sont retrouvés à la ligne de 27 des Patriots, mais Jared Goff s’est fait intercepter par Stephon Gilmore à la porte des buts avec à peine plus de quatre minutes à jouer. 

 Pour les Patriots, c’est une troisième conquête en cinq ans. L’entraîneur-chef Bill Belichick, à 66 ans, de même que Tom Brady, à 41 ans, sont devenus les plus vieux de leur profession respective à remporter le Super Bowl. 

 Et ce n’est peut-être pas fini. Visiblement, ces deux-là ne prennent pas une ride. 

  

 Statistiques collectives 

 Statistiques individuelles