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Normand Brathwaite sur celui qui a causé sa dépression: «Aujourd’hui, il n’aurait plus de job»

Normand Brathwaite
Chantal Poirier / JdeM

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Normand Brathwaite est revenu sur une période sombre de sa vie. Il avait alors songé au suicide. Dans le nouvel épisode de Devine qui vient souper?, le balado de QUB radio , l’animateur et comédien a aussi expliqué pourquoi il n’a jamais révélé l’identité de la personne qui a causé sa dépression.   

«Il n’y a rien qui me ferait plus plaisir que de le dire, parce qu’il ne l’a pas fait juste à moi, il l’a fait à beaucoup de femmes», a-t-il soutenu à la table de Sophie Durocher et Richard Martineau, chez qui il était invité aux côtés d’Isabelle Racicot.   

  

  

Normand Brathwaite a dit vouloir protéger sa famille et son couple. «Ma femme, avec ce qu’elle a vécu pendant que j’étais en dépression, à un moment donné, elle m’a dit “Tu ne vas pas aller en cour en plus.”»             

«Ce qui est incroyable, c’est que c’est arrivé juste avant [le mouvement] #MeToo. Parce qu’aujourd’hui, il n’aurait plus de job, plus de rien, plus de réputation», a insisté Normand Brathwaite, sans jamais nommer la personne en question.         

Pensées suicidaires   

L’animateur de Belle et bum a révélé s’être rendu à trois reprises sur le pont Victoria avec l'objectif de se donner la mort en se jetant dans le fleuve Saint-Laurent. «Oui, trois fois. Je suis allé trois fois sur le pont Victoria. Trois fois.»       

  

  

S'il ne voyait aucune autre solution à son mal-être, c’est «la peur de la douleur» qui l’a empêché de sauter. Il craignait de «se faire mal en tabarn*» en frappant l’eau.   

«En te criss*nt dans l’eau, tu sais qu’habituellement, ça fait la job. Mais tu te dis... le bout entre le moment où je saute et celui où j’arrive dans l’eau. Et j’avais lu beaucoup, et il y a des gens qui disent que ça peut prendre 18 minutes avant de te noyer et que c’est les pires 18 minutes que tu passes dans ta vie.»             

Normand Brathwaite a d’ailleurs insisté pour dire que la dépression, «c’est une maladie chimique du cerveau. Il y a des gens qui ne veulent plus dire maladie mentale, mais c’est une maladie mentale».            

Anne-Marie Losique la patronne   

Toujours à la table des Durocher-Martineau, l’animatrice Isabelle Racicot s’est rappelé ses débuts en télévision avec Anne-Marie Losique, qui a été sa première patronne dans le milieu.             

«C’est la première personne qui m’a donné une chance et qui me donnait la chance de faire des entrevues [dans son émission Box-Office]. Je suis allée à Cannes, j’ai fait plein de choses. Et l’émission Flash est venue me chercher à cause du travail que j’avais fait là.»         

 

 

 Isabelle Racicot s’est dite reconnaissante envers Anne-Marie Losique, qu’elle décrit comme une patronne exigeante. «À l’époque, je la trouvais dure. Des fois, elle appelait à 2 h du matin sur mon cellulaire. Ça m’a tellement donné une belle discipline dans ce milieu-là.»             

Si Anne-Marie Losique l’a boudée pendant plusieurs années, les deux femmes sont aujourd’hui en bons termes. «Quand je suis partie à Flash, elle m’a boudée, qu’on se le dise. Mais là, je suis contente, on a recommencé à se parler depuis quelques années.»         

  • ÉCOUTEZ l'épisode complet de Devine qui vient souper?:   

 

  

Si vous avez besoin d’aide   

Ligne québécoise de prévention du suicide   

www.aqps.info   

• 1 866 APPELLE (277-3553)                

Jeunesse, J’écoute   

www.jeunessejecoute.ca   

• 1 800 668-6868                

Tel-Jeunes   

www.teljeunes.com   

• 1 800 263-2266          

 

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