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Omar Khadr: son passage à TLMEP en 11 citations

Omar Khadr: son passage à TLMEP en 11 citations
Capture d'écran Radio-Canada

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Quelques jours après avoir retrouvé sa pleine liberté, l’ancien enfant-soldat Omar Khadr était de passage sur le plateau de Tout le monde en parle, afin de revenir sur sa détention à la prison de Guantanamo, de même que de se confier sur sa vie au Canada depuis sa libération.

Voici 11 citations tirées de l’entrevue que ce dernier a accordée en anglais à l’animateur Guy A. Lepage dimanche soir.  

  

Sur les événements en Afghanistan qui l’ont mené à Guantanamo...

«Il y a ce dont je me souviens, ou ce dont je pensais me souvenir, et il y a ce qu’avancent les preuves. Dès que j’ai repris connaissance, on m’a dit que j’avais tué un soldat américain. Pendant huit ans, j’ai cru cette version. On me disait que j’étais l’unique survivant et que je l’avais fait. C’est donc ce que j’ai cru jusqu’au procès, où j’ai entendu des témoignages qui proposaient des scénarios différents. Alors, je ne peux pas vous dire exactement ce qu’il s’est passé.»  

Sur le qualificatif d’enfant-soldat...

«Me qualifier d’enfant-soldat, c’est considérer que je prenais part à une guerre conventionnelle au sein d’une armée conventionnelle. Je pense que je me suis juste retrouvé dans des circonstances malheureuses. Je faisais ce que les adultes me demandaient.»  

Sur son traitement à Guantanamo...

«Un des interrogateurs m’a dit que j’étais chanceux d’avoir été atteint par balles au combat, car les techniques qu’ils employaient sur moi étaient minimales en comparaison avec d’autres. J’ai eu des “flash-back” et un trouble de stress post-traumatique, mais je me considère chanceux que ce ne soit pas plus grave.»  

«[...] Je n’en veux à personne. Cela peut sembler étonnant, voire impossible, mais je préfère me concentrer sur ma guérison plutôt que d’entretenir du ressentiment ou de la haine. J’accepterais de voir [mes tortionnaires] pour les aider à apaiser leurs propres conflits intérieurs. Mais je ne leur en veux pas.»  

Sur son plaidoyer de culpabilité à Guantanamo...

«C’était le seul choix que j’avais malheureusement. Il fallait que je fasse un pas de recul pour pouvoir avancer. Dans une cour normale, on n’a pas à faire cela, mais à Guantanamo, on doit perdre pour gagner. Presque tous ceux qui ont été libérés par la Commission militaire avaient plaidé coupables.»  

«[...] Je ne regrette pas ma décision. Je savais que je faisais face à un processus truqué. Si j’avais gagné, je serais resté détenu pour une période indéfinie, et si j’avais perdu, j’y serais encore. C’était une bataille perdue d’avance, alors je n’avais d’autre choix que le moindre mal.»  

Sur l’accueil des Canadiens après sa libération au pays...

«Ils m’ont donné plusieurs chances. Je n’ai eu que de bonnes expériences depuis ma libération. Le Canada a montré au monde qu’il était bien ce pays que tant de gens envient. L’expérience a été très positive.»  

Sur les Canadiens qui ne sont pas d’accord avec la compensation qui lui a été accordée par Ottawa...

«Je n’ai pas d’emprise sur l’opinion que les gens ont de moi. [...] Je pense que ce règlement n’est pas seulement en ma faveur, mais qu’il assure aussi à chaque Canadien que le gouvernement ne va pas prendre part à la torture de ses citoyens. Je sais que cela peut choquer certaines personnes, mais je pense que c’est pour le bien de tous.»  

Sur la difficulté de trouver du travail...

«Souvent, quand je postule pour un emploi ou du bénévolat, je n’obtiens pas de réponse. [...] Il faut être réaliste: pour l’instant, je ne crois pas qu’on voudra prendre ce risque. Les gens m’aiment bien, mais ils ne prendront pas le risque d’engager quelqu’un avec de tels antécédents.»  

Sur sa persévérance...

«Les gens sous-estiment leur volonté. On dit de moi que je suis spécial, que je suis fort. Je ne pense pas. Nous avons tous cette capacité. Il s’agit de mettre les efforts, de se faire confiance et d’agir.»  

«[...] J’ai eu de la chance d’être entouré de bonnes personnes. Ma foi a joué un très grand rôle dans ma survie et j’ai été entouré de beaucoup de bonnes personnes. Je ne veux prendre aucun crédit.»

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