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Premier budget caquiste: Québec met les bouchées doubles pour le transport en commun à Montréal

Premier budget caquiste: Québec met les bouchées doubles pour le transport en commun à Montréal
Joël Lemay / Agence QMI

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QUÉBEC | Conscient des heures perdues par les Montréalais à se déplacer, le gouvernement Legault s’attaque à la congestion routière en annonçant la «mise à l’étude» de plusieurs projets de transports en commun dans la région métropolitaine.    

Son «plan de décongestion du réseau routier de la région métropolitaine de Montréal» comprend la «mise à l’étude» de «modes de transport collectif structurant» dans l’est de Montréal, sur le boulevard Taschereau à Longueuil, en plus du prolongement de la ligne jaune.

C’est la première fois que le gouvernement du Québec s’engage à étudier ces projets, bien qu’ils aient souvent fait l’objet de spéculation dans l’espace public.

Le flou est total, par contre, sur la forme que prendront ces modes de transport. Il pourrait s’agir autant d’un système rapide par bus, d’un tramway, d’un train léger ou d’un métro. Même dans le cas de la ligne jaune, rien ne spécifie que son prolongement prendra la forme d’un métro.

Quant au projet de transport dans l’est de Montréal, un fonctionnaire du Conseil du trésor a confirmé à l’Agence QMI qu’on étudiait l’axe est-ouest, sans toutefois indiquer quelle rue serait visée ni même si ce projet pouvait impliquer le prolongement de la ligne verte.

«Montréal est satisfaite de constater que plusieurs de nos attentes sont au rendez-vous dans ce budget, mais on doit aussi constater un oubli de taille. [...] Je ne peux passer sous silence le fait que le gouvernement manque le train de la politique de mobilité durable. Il faut noter la diminution de la part du transport collectif dans les investissements en transport au PQI [NDLR Plan québécois des infrastructures], qui passe de 31 % à 27 %. Cela ne va pas dans la bonne direction en matière de lutte aux changements climatiques», a souligné la mairesse de Montréal, Valérie Plante qui estime que ce budget ne réglera pas la problématique du financement des opérations du transport collectif.

Voies réservées et véhicules autonomes

Le gouvernement Legault entend également multiplier l’aménagement de voies réservées sur plusieurs routes de la région métropolitaine, nommément les autoroutes 13, 20, 25, 440, 640 et la route 116.

Ces voies réservées permettront bien entendu de faciliter la circulation des autobus, mais aussi «de véhicules collectifs à guidage autonome», indique le document budgétaire.

En ce qui a trait à la ligne bleue, le partage des sommes entre les gouvernements québécois et canadien n’a pas encore été précisé. Le coût total du projet est estimé à 3,9 milliards $. La ligne rose de la mairesse Valérie Plante n’est pas évoquée.

En plus de faciliter le transport des citoyens de la région métropolitaine, le gouvernement Legault voit en ces projets «des gestes significatifs» pour «relever le défi que représentent les changements climatiques».

Autoroute 13

Les partisans de l’automobile ne seront pas en reste, puisque le ministère des Transports lancera l’étude du prolongement de l’autoroute 13 jusqu’à l'autoroute 50, dans la couronne nord de Montréal.

Par ailleurs, le budget prévoit une somme de 100 millions $ pour la décontamination de terrains «à fort potentiel» dans l’est de la métropole.
«[C’est] une bonne première étape pour la mise en valeur et la revitalisation des anciens espaces industriels», s’est réjoui la mairesse de Montréal.

De plus, 72,8 millions $ seront réservés à la Ville de Montréal en 2018-2019 pour les logements sociaux par l'entremise du programme Accès-Logis, parce que «le rythme des annonces a été plus rapide que celui des réalisations».

Quelque 10 millions $ sur trois ans seront également investis dans l’étude et la lutte aux îlots de chaleur à Montréal et pour soutenir les projets de verdissement dans les milieux de vie de la métropole.

– Avec la collaboration d’Elsa Iskander, 24 Heures