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«Qu’est-ce qui va arriver à mon fils si je tombe?» demande la mère d’un adulte lourdement handicapé

«Qu’est-ce qui va arriver à mon fils si je tombe?» demande la mère d’un adulte lourdement handicapé

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À la suite de l’annonce de la CAQ concernant une aide additionnelle de 38 M$ pour soutenir les parents d'enfants handicapés, la fondatrice de Parents pour toujours a tenu à dénoncer les lacunes qui persistent dans l'aide offerte aux parents d’adultes handicapés. 

«Qu’est-ce qui va arriver à mon fils si je tombe?», a questionné Marie-France Beaudry au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio. Son garçon âgé de 26 ans est lourdement handicapé et nécessite une surveillance accrue 24h sur 24.  

«Le handicap et la maladie ne disparaissent pas quand notre enfant atteint l’âge de 18 ans, a soutenu la mère. Mon enfant, c’est un vrai petit soleil, mais il n’est pas autonome. Je dois l’aider pour tout. Le lever, l’habiller, le laver. Il ne peut jamais être seul. Je ne peux pas aller au dépanneur du coin sans avoir une gardienne à la maison.  

  • Écoutez Marie-France Beaudry à Dutrizac de 6 à 9 sur QUB radio:  

 

Mme Beaudry a fait le calcul: si elle retourne au travail pour gagner sa vie, elle devra investir la quasi-totalité de son revenu pour embaucher une aide qualifiée à la maison pour s’occuper de son fils. C’est pourquoi elle a mis de côté son emploi et vit plutôt d’aide sociale.  

«La CAQ nous a complètement abandonnés, a-t-elle soufflé. Ils nous ont promis mer et monde en campagne électorale. Je suis en pauvreté totale. Il y a des jours où je ne vois pas le bout. J’aimerais fonder un foyer de répit pour rendre service à d’autres familles comme la nôtre, mais je n’ai aucun moyen financier.» 

Marie-France Beaudry déplore qu’on octroie des sommes beaucoup plus élevées aux familles d’accueil qui s’occupent d’enfants handicapés, qu’aux véritables familles de ceux-ci. La somme qu’elle reçoit pour son fils équivaut à 30% de ce qu’une famille d’accueil obtiendrait en s’occupant de son fils. «Ce n’est rien pour motiver les familles à garder leur propre enfant», regrette-t-elle.  

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