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Ralentissement économique et hausse des prévisions de déficit

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OTTAWA – Le Canada connaîtra un ralentissement temporaire de sa croissance économique et le déficit budgétaire fédéral augmentera, prévoit le directeur parlementaire du budget (DPB). 

Essentiellement, c’est en raison de l’effondrement du prix du pétrole brut canadien à la fin de l’année dernière qu’il y aura un ralentissement de la croissance économique au pays. 

Selon le DPB, elle passera de 1,8 % en 2018 à 1,6 % cette année. La croissance remontera ensuite à 1,9 en 2020 puis reculera progressivement à 1,7 % en 2021 puis à 1,6 % en 2022. 

Par ailleurs, le DPB table sur une augmentation du taux directeur en octobre, de 25 points de base, puis de façon progressive jusqu’à ce 2,75 % au milieu de 2020, à cause notamment de l’inflation. 

Dans ses «Perspectives économiques et financières», le DPB n’exclut rien, estimant que les risques de résultats à la hausse (augmentation des dépenses des ménages) sont tout aussi probables que les résultats à la baisse (en raison du protectionnisme). 

Quant à la question du déficit budgétaire, le DPB rappelle que «le budget de 2019 ne contient aucune mention de la promesse de rétablir l’équilibre budgétaire en 2019-2020 ni aucun engagement à éliminer le déficit à une date ultérieure». 

Tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de nouvelles mesures, «les chances que l’équilibre budgétaire soit rétabli en 2019 2020 sont pratiquement de zéro», a-t-il ajouté, prévoyant un déficit budgétaire de 15,7 milliards $ en 2018 2019 et 22,3 milliards $ en 2020-2021. 

Le DPB prévoit même des déficits budgétaires de 0,7 milliard $ plus élevés, en moyenne, que ceux énoncés dans le budget de 2019 pour chaque année de 2019-2020 à 2023-2024. 

En revanche, la promesse des libéraux de réduire le ratio dette fédérale-PIB au cours de son mandat a plus de chance de se concrétiser puisque les analystes du bureau du DPB estiment «à 80 % les chances que le ratio de la dette fédérale tombe d’ici 2020-2021 sous la cible de 31,9 % du PIB que s’est fixée le gouvernement».