/news/provincial
Navigation

Réseau structurant : le salaire d’une dirigeante du Bureau de projet fait débat

Réseau structurant : le salaire d’une dirigeante du Bureau de projet fait débat
Photo Stevens LeBlanc

Coup d'oeil sur cet article

Alors que Québec 21 a dénoncé le salaire annuel de près de 300 000 $ d’une dirigeante du Bureau de projet du réseau structurant de transport en commun, l’administration Labeaume s’est portée mardi à la défense de cette nouvelle embauche.

Tous réagissaient à un article publié dans l’édition de mardi du Journal. Nous y révélions que Brigitte Chrétien, directrice de division commerciale du Bureau de projet depuis mardi, aura un taux de 190 $ de l’heure, pour un salaire annuel de base d’environ 300 000 $.

« Incroyable et inconcevable »

« La dame gagne autant que le DG (directeur général) de la Ville (et) gagne plus cher que le premier ministre. Ça arrête où ? C’est incroyable et inconcevable d’avoir ces chiffres-là », a tonné le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin.

Jurant « qu’il n’a rien contre la dame en question », ce dernier a ajouté « qu’on continue de donner des salaires faramineux pour un projet dont le financement n’est toujours pas confirmé ».

En fin de soirée, lors du conseil municipal, les trois conseillers de Québec 21 ont voté contre le sommaire décisionnel confirmant l’embauche de Mme Chrétien.

Ce sommaire a cependant été avalisé grâce à la forte majorité d’Équipe Labeaume et au soutien du conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau.

« Expertise très pointue »

Plus tôt en soirée, Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a pris les arguments de l’opposition à contre-pied.

Tout en convenant « qu’en matière de services juridiques, c’est souvent extrêmement coûteux », il a assuré que Mme Chrétien est « la bonne personne pour faire le mandat ».

D’après lui, son « expertise très pointue en matière de gestion contractuelle » justifie à elle seule son salaire.

« C’est des contrats de très grande valeur, a rappelé M. Normand. On ne peut pas se permettre de se tromper ni dans l’appel de propositions ni dans l’appel d’offres. Quelqu’un qui a cette expertise de pointe, il n’y en a pas des douzaines au Québec. »