/news/currentevents
Navigation

Suicide à la prison d’Orsainville : Poursuite de 150 000$ intentée par la famille d’un détenu qui s’est suicidé

Suicide à la prison d’Orsainville : Poursuite de 150 000$ intentée par la famille d’un détenu qui s’est suicidé
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

La famille du détenu qui s’est enlevé la vie, alors qu’il devait être surveillé 24 h sur 24, poursuit la prison de Québec pour 150 000 $ pour des « manquements flagrants », notamment parce que l’agent attitré à la surveillance dormait au moment du suicide.

Incarcéré le 31 octobre 2015 à la prison d’Orsainville, Gaétan Laurion a fait une première tentative de suicide par pendaison qui a échoué en raison du lien qui n’avait pas supporté son poids.

Une deuxième, puis une troisième tentative ont été faites par M. Laurion qui utilisait la roulette d’ouverture de fenêtre comme point d’ancrage.

Ces trois tentatives de suicide la même journée ont échoué, bien que le détenu a dû être hospitalisé. À son retour à la prison de Québec, l’homme qui purgeait une série de peines pour possession dans le but de trafic et parjure a été placé dans une cellule capitonnée sous surveillance caméra 24 h sur 24.

Pas de ronde de surveillance

Plusieurs mois plus tard, en juin 2016, le détenu de 55 ans, qui se trouvait toujours dans une cellule sous surveillance, a fait une nouvelle tentative de suicide qui a malheureusement réussi. La caméra a « intégralement filmé » le drame, selon la poursuite civile déposée au palais de justice de Québec.

Pourtant, ce n’est que 36 minutes après la pendaison qu’un agent des services correctionnels retrouve l’homme inerte. Selon l’enquête administrative initiée, il n’y aurait pas eu de ronde de surveillance entre 3 h 20 et 4 h 52.

Le rapport d’enquête démontre également que « l’agent en poste dans la nuit du 14 au 15 juin 2016 s’est endormi en visionnant les caméras ».

Ce dernier aurait travaillé un total de 45 heures en trois jours, pour une moyenne de 15 heures par jour. De plus, la cellule était toujours munie d’une fenêtre avec une roulette pour l’ouvrir, malgré le risque.

En raison de la « faute » de la prison d’Orsainville et des « manquements flagrants », le fils et la conjointe du détenu réclament 150 000 $.