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«Ugly Dolls : le film» : des poupées imparfaites, mais authentiques

«Ugly Dolls : le film» : des poupées imparfaites, mais authentiques
Dominick Gravel/Agence QMI

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MONTRÉAL - Les poupées Ugly Dolls, populaires un peu partout dans le monde, sont les vedettes d’un film d’animation véhiculant un heureux message d’authenticité et de respect de soi. Marie-Mai, Ludivine Reding et Koriass prêtent leurs voix aux adorables créatures de «Ugly Dolls : le film», qui apprendront que ce sont parfois nos défauts qui font notre plus grand charme. 

À Uglyville, une population de poupées imparfaites respire un bonheur léger et insouciant. À la recherche d’un enfant à aimer, la dynamique Moxy au pelage tout rose (Marie-Mai) s’aventure avec son copain Ugly Dog (Koriass) au-delà de la montagne qui borde sa ville. 

Elle se retrouve dans un tout nouveau monde, Perfection, où les habitants aux traits et à l’allure irréprochables, dont l’imbuvable jeune prétentieux Lou (Xavier Dolan), méprisent sans vergogne les défauts de leurs visiteurs. Seule Mandy (Ludivine Reding), sensible à la différence parce qu’elle porte des lunettes, montrera de l’ouverture aux nouveaux venus. 

Dans ce périple qui les confrontera à eux-mêmes, les sympathiques personnages réaliseront plus que jamais qu’il est primordial d’assumer ses failles comme ses forces, que celles-ci nous rendent uniques. 

Catherine Brunet, Manuel Tadros, Nicholas Savard-L’Herbier et Jean-François Beaupré sont également de l’équipe de voix de «Ugly Dolls», et Kevin Bazinet, Julie Dassylva et Marie-Mai en interprètent les chansons. 

«Ugly Dolls : le film» : des poupées imparfaites, mais authentiques
Dominick Gravel/Agence QMI

Film nécessaire 

En entrevue avec l’Agence QMI, Marie-Mai, Ludivine Reding et Koriass – qui incarnent respectivement les figurines campées par Kelly Clarkson, Janelle Monàe et Pitbull dans la version originale anglaise – s’accordent pour affirmer que «Ugly Dolls» est un film «nécessaire» en 2019, en cette époque où les apparences sont reines, surtout sur les réseaux sociaux. 

«On en a besoin pour la prochaine génération d’enfants. C’est un film qui prône la différence, l’acceptation de soi, l’importance de se célébrer comme on est et de ne pas entrer nécessairement dans un moule», lance Marie-Mai, qui avait déjà vécu l’expérience du doublage en personnifiant la Schtroumpfette dans les trois longs métrages des «Schtroumpfs», en 2011, 2013 et 2017. 

«Ugly Dolls : le film» : des poupées imparfaites, mais authentiques
Dominick Gravel/Agence QMI

«On n’apprend rien à personne : on vit souvent une pression de la perfection dans la société. Particulièrement avec Instagram, c’est renforcé "fois mille". C’est donc intéressant d’avoir un film qui va dans le sens contraire, à contre-courant là-dessus, surtout pour les enfants en bas âge», renchérit Koriass, qui, lui, donnait pour la première fois dans la postsynchronisation au cinéma. 

«Quand je sors de ma zone de confort, je suis un peu sur mes gardes et je me mets beaucoup de pression. En sortant du studio, je n’étais pas tellement confiant, mais quand j’ai regardé le film, j’étais vraiment content. J’ai adoré l’expérience», résume le rappeur, dont les filles de 8 et 4 ans sont de grandes consommatrices de septième art d’animation. 

«Ugly Dolls : le film» : des poupées imparfaites, mais authentiques
Dominick Gravel/Agence QMI

Rarement confrontée aux commentaires négatifs sur les plateformes virtuelles, Ludivine Reding explique néanmoins avoir appris à composer avec les critiques blessantes venues de nulle part, comme en subit son alter ego Mandy dans «Ugly Dolls». 

«Personne n’est à l’abri de ça, mais à un moment donné, on se forge une carapace. Les gens sont cachés derrière leurs ordinateurs ; c’est bien plus facile d’insulter quelqu’un comme ça! S’ils étaient devant nous, ils ne nous diraient jamais de telles choses. Alors, il faut juste passer par-dessus. Au début, c’est bizarre, et ça peut être démoralisant», indique l’actrice, qui tournera la deuxième saison de «Fugueuse» à l’automne. 

«Ugly Dolls : le film» prendra l’affiche le 3 mai.